PÉRIODE DE JEU

1ER AMARIAS AU 1ER JERARIAS 1050

Défi du roi, défi du mois

« Bouffonneries et traits d'esprit, que vos récits en soient sertis. »

1 fois par sujet rp : une situation comique, une blague ou un jeu de mot. Mauvaises plaisanteries perpétrées par ton personnage, quiproquo, contrepèterie... sois inventif !




La beauté des fleurs est intemporelle.

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Lun 26 Mar - 11:54

Au matin, j’avais quitté le village pour repartir sur les routes inexplorées du Sentier des Astres. Mon cher Braise-Éclat me suivait, comme toujours. Ma tenue se voulait pratique pour les quelques jours que mon voyage prendrait. Vérifiant que ma besace tenait bien, et que mon épée était bien maintenue à ma ceinture, je marchais vers l’inconnu. C’est alors que la journée allait arriver à terme, et que les quelques rayons solaires se faisaient ténus, que je trouvais un nouveau lieu.

Devant moi, un champ de fleurs bleues. Les plantes qui entouraient le lieu brillaient d’un éclat trahissant leur qualité phosphorescente. Un doux parfum de fruits émanait de l’endroit. Le bruit d’un cours d’eau était aussi palpable, il devait se trouver derrière les buissons et fougères entourant le champ. Avant de pénétrer ce nouveau lieu, je vérifiais si des traces de gibiers s’y trouvaient. Le fait de voir un couple de lapins gambader au milieu des fleurs me rassura : ce doux parfum n’était pas empoissonné. Par contre, la plante elle-même l’est-elle ? Ou ferait-elle un bon remède pour des maux au Village ?

Incertaine, je décidais d’explorer cette région. Un doux sourire glissa sur mon visage… Je sentais l’envie de butiner de fleur en fleur, de danser au milieu. Mais cette pensée fugace me paralysa. Ce n’est pas une attitude que je devrais avoir. Et si on me voyait ? Il est vrai qu’on n’est pas sur une partie géré par les sentinelles mais quand même… Enfin, je résistais à cette envie de danser au milieu des fleurs. A la place, j’allais remplir ma gourde dans la rivière passant aux abords. Puis, je montais un petit campement pour la nuit. Préparant de quoi me défendre en cas d’attaques de créatures… Je pris un carnet et un fusain et je commençais à dessiner ce paysage. Il ne valait pas celui de mes souvenirs, mais il avait son charme.

— Si seulement je pouvais ramener ce parfum au Village…, murmurais-je.



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Varagwynn
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Lun 26 Mar - 15:14

Dans la brume du matin, Varagwynn avait quitté la demeure du voile. S'étant farouchement opposé au trésorier, il souhaitait prendre part à l'un des convois d'exploration. Malgré son inaptitude au combat, le Vent du Voile refusait de croupir dans ses appartements. Survoler la caverne, en découvrir les étendus l'aiderait, très certainement, à mieux comprendre. Comprendre ce qu'elle est, ce qu'elle offre et reprend, ce qu'elle soustrait aux regards naïfs.

Embarquer à bord du Ozelya attisait en lui cette curiosité, celle même qui avait brûlé en lui lors de ses jeunes années, à l'époque du File-Lointain. Il salua l'équipage, les remerciant de leur hospitalité et du travail auquel il se vouait corps et âme. Grâce à leurs efforts, l'expansion de la Griffe d'émeraude s'offrait à tous.

De longues heures défilèrent avant qu'on ne puisse accoster. Les cordages s'enroulèrent autour d'un tronc massif, laissant les détrousseurs regagner le sol. Munis de torches et de vivres, ils arpentèrent un chemin exiguë, forçant le rang d'oignon.

L'homme d'albâtre ne put discerner la cause de sa solitude soudaine. Un bruissement de feuilles. Le claquement d'une mâchoire, implacable. Ce danger silencieux, causant la dislocation de sa troupe. Par un réflexe approprié, il s'engouffra rapidement. Peu importait la direction, seul le rythme de ses pas bourdonnait, se pressait. Des halètements, un trouble grossissant dans ses entrailles. Puis le vide. Un océan de couleurs, de senteurs. Un sentiment de paix, de sécurité. Sans savoir pourquoi.

Il pénétra dans cette clairière, contrastant de ses beautés l'horreur précédemment vécu. Il ne put reprendre ses esprits malgré ses sens émerveillés. Il s’affaissa sur cette verdure douce et fraîche. S'abandonnant à son inconscient et à la faiblesse de son corps.



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Lun 26 Mar - 15:51

Un bruit dans les branchages des alentours me fit quitter la candeur de mes souvenirs. Je ne pouvais m’empêcher de comparer ce que j’esquissais à ce vieux paysage désormais introuvable. Il était si beau, que ma chair est devenue la toile pour lui rendre hommage. Et en quelque sorte, ne pas le laisser tomber dans l’ennui ou devenir un mirage que ma mémoire déformera, sous l’influence du temps.

Mon braise-éclat se fit plus lumineux, comme s’il laissait pulser sa douce chaleur. Comme s’il était sur ses gardes. A cette attitude bravade, je posais mon calepin et posais ma main sur la garde de mon épée. Un genou au sol, le pied opposé prenait appui pour que je bondisse et ne fonce sur l’ennemi : une fois que la bête aura été identifiée. Mais c’est une chevelure rousse qui m’apparue, avec le corps d’un homme en suivant.

La surprise était lisible sur mon visage, et c’est quant il s’écroula au sol que je repris contenance. Je m’avançais alors vers l’inconnu, épée au fourreau. Mon braise-éclat se colla derrière moi, comme prise de timidité face à cet inconnu. Car oui, cette silhouette et ce corps ne me disait rien. Pourtant, en 20 ans, j’ai eu le temps de rencontrer de nombreux Villageois ! Qui est-il donc ?

Je posai mes doigts à sa gorge, vérifiant son pouls. Il était vivant. Ni une, ni deux, je le portais vers le centre de la clairière. Je préférais garder en vu l’épaisse forêt nous entourant. Sait-on jamais si ce qu’il fuyait ne l’a pas suivit…

Fouillant dans ma sacoche, je cherchais une décoction de mon cru. C’était un mélange qui permettait d’aider à reprendre connaissance après un malaise. Très utile quand la peur fais tourner de l’œil de jeunes explorateurs. Débouchant la fiole, je glissais ce fort parfum sous son nez, attendant son réveil en me tenant prête à reculer. Sait-on jamais qu’il soit un homme « violent » une fois éveillé et conscient !



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Varagwynn
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Ven 30 Mar - 18:42

Il sentit une douce étreinte l'envelopper. Ses songes ne laissaient pas transparaître les méandres de ses plaies. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentit apaisé.
Par malheur, ce moment ô combien précieux s'évanouit, laissant place à une odeur agressive, tant et si bien qu'il ouvrit subitement les yeux. Une ronde de cimes émeraudes, le scintillement des cristaux d'ombrétoile, incrustant la roche sombre... Il se releva et, avant même de constater la présence des fleurs et autres végétaux, fixa cette présence. Trouble, brouillée par une tête bouleversée. Bientôt, les traits et les formes se figèrent, dévoilant une femme, massive. Une pierre solide, pouvant le briser en mille morceaux s'il lui en venait la fantaisie. Portant une main sur son crâne, il préféra ignorer cette méfiance de l'inconnu. S'il avait dû être tué, il ne serait déjà plus. Apaisant comme il le put son esprit, déboussolé par l'instant, Varagwynn observa les alentours. Sur le sentier des astres, qu'il pouvait être vain de se repérer ! Tout se mouvait à toute heure, laissant les voyageurs dans de malencontreux pétrins. Cependant, il s'accrocha à cet infime espoir, celui de reconnaître, de rentrer auprès des siens. Cette femme, dont il ignorait tout, jusqu'au nom, le rassura. Se retrouver face à un individu demeurait plus souhaitable. Surtout après cette attaque, perpétrée par une créature pleine de mystère.

Sans dire un mot, il se releva. Ses muscles endoloris, le Vent du Voile tenta de les masser brièvement, retrouvant un semblant de stabilité. Il s'appuya contre un tronc, prit à sa taille une gourde qu'il souleva près de ses lèvres. La fraîcheur de l'eau raviva ses sens. Les yeux rivés sur sa sauveuse, il put enfin parler :

- Merci de votre aide. Je vous en serai éternellement gré. Puisque vous vous trouviez là, auriez-vous aperçu d'autres hommes ? Une créature ? Tout détail pourrait grandement faciliter mes recherches.

L'inquiétude accompagna ses questions, en imprégna le ton. Il priait intérieurement, priait le destin. Que ce dernier les protège de tout incident. Que leur vie soit sauve.



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Lun 2 Avr - 13:45

Je l’observais, alors qu’il s’éveillait. Son regard encore brumeux, j’y ancrais mes propres yeux dénués de toute agressivité. Je m’éloignais légèrement, lui laissant ainsi tout l’espace nécessaire pour se réorienter. Son attitude, je me souviens avoir parfois vécu le même genre de comportement déboussolé. Souvent, c’est quand je m’endormais d’épuisement sans faire attention, le changement sur le sentier était tel que j’étais alors perdue.

Je me levais à mon tour, tout en rangeant mon carnet de croquis dans ma besace. Une main sur la hanche, je me retenais de lui parler. Mes dents mordillaient d’ailleurs ma lèvre inférieure. Franchement, il me crevait d’envie de le noyer sous mes interrogations. Mais ça ne se fait pas. Mais en même temps, c’est tellement tentant !
Alors que j’allais craquer, que j’allais finalement le questionner sur son arrivée brusque, sur qui il était pour être sur le sentier sans braise-éclat ou signe d’être une sentinelle, il prit les devants et me questionna.

— Et bien, de rien. S’aider sur le Sentier est normal. Répondis-je de ma voix grave et bourrue.

Je réfléchissais un instant à son arrivée, avant de poursuivre :

— Je n’ai vu personne après vous ou même avant. Le seul mouvement louche de buisson, c’est celui par lequel vous avez débarqué. Mais si vous n’étiez pas seul…

Cela devait être un groupe de sentinelles, j’imagine. Etrange car on n’est pas proche d’une Tour mais ils cherchaient peut-être des détrousseurs ou que sais-je. En tout cas, je m’avançais vers lui et lui fis un sourire chaleureux avant de reprendre la parole.

— Je vous aide à les chercher, si vous voulez bien ? Et puis, je n’vais pas laisser un homme désarmé partir en solo sur le sentier ! Je m’en voudrais s’il vous arrivait malheur. Par où voulez-vous commencer ?



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Dim 8 Avr - 19:52

Il l'observa un instant, réfléchissant aux conséquences. S'il ralliait la troupe, cette femme se retrouverait en position de faiblesse. S'il partait seul, survivre sur le sentier - sans qu'il ne sache où se tapisse le danger - s'apparenterait à un suicide. Ou, du moins, à une décision imprudente. Aussi décida-t-il d'acquiescer à sa proposition, ajoutant poliment :

- D'ordinaire, j'aurais refusé. Malheureusement, le destin ne me laisse pas toujours les dés... Une fois de plus, vous avez toute ma reconnaissance. Néanmoins, j'ignore par où commencer. J'ai bien peur qu'il nous fasse improviser...

Ne s'interrogeant pas plus sur la portée de ses actes, il s'enfonça à nouveau dans les ténèbres de la forêt. Laissant derrière lui la lumière et les merveilles de cette clairière, Varagwynn se contint à peine : l'empressement et l'inquiétude guidèrent ses pas. De temps à autre, le Vent du Voile lançait un rapide coup d’œil, pour s'assurer de la présence de l'inconnue. Son rythme cardiaque s'accélérait ; aux aguets, il se tenait prêt, prêt à repérer le moindre geste, le moindre bruissement. Puis, la lucidité, cette vague irrépressible. Elle balaya le feu crépitant de ses émotions. S'arrêtant net, il inspira.

- Pardonnez-moi. Je ne suis plus maître de moi-même, et j'en viens à perdre tout scrupule. À qui ai-je l'honneur ?

Son visage restait impassible. La gêne et sa couleur pourpre, les sourcils tombants... rien de tout ceci ne transparaissait sur ce faciès de marbre. Et pourtant, en son cœur, s'établissaient les prémisses de la honte, de la confusion et du désœuvrement. Pour la première fois, son piédestal de dirigeant se fragilisa. Il découvrit la réalité d'un détrousseur, face à la nature et à ses périls.



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Mar 24 Avr - 9:02

J’eus un haussement de sourcil surpris au fait que d’ordinaire, il aurait refusé de l’aide. Sur le sentier, s’entre-aider entre Explorateurs ou entres Sentinelles et explorateurs est la norme pourtant. Quoique… Maintenant que j’y pense… Je n’ai pas vu de symbole de Sentinelle et il semble peu formé aux combats. Un nouvel explorateur ? Pourquoi sa tête ne me dit rien dans ce cas ? Mais à première vu, il avait vu ou été pourchassé par quelques dangers et ça, ça nécessitait de rester solidaire et sur ses gardes.

— Vous étiez combien, et vous vous souvenez de la forme de ce qui vous a attaqué ? Dis-je, alors que je lui emboitais le pas dans la forêt.

Les lieux devenaient plus sombres, et je dirais même trop sombre. Moi qui avait fait disparaître mon braise-éclat le temps de traiter avec cet homme, je me retrouvais à refaire appel à lui. Le glissant entre nous deux, de façon à éclairer nos pas commun. Ce qui m’évita de le percuter lors de son arrêt net !

— Y’a pas de mal, ça nous arrive tous un jour ici… d’être pris par la Peur. Je suis Wyma, et je vous renvoi la question.

Un petit clin d’œil amusé accompagna mon renvoi de balle. Que je sache comment l’appeler quand même ! « L’Inconnu » ça va bien deux minutes, pas le temps de recherches de disparus. Enfin, la forêt devenait de plus en plus épaisse, bien loin du paysage enivrant où j’étais. Et une brise sembla souffler entre les feuilles, résonnant comme un râle d’agonie.

— Tenez, ce n’est pas grand-chose mais sait-on jamais… Dis-je, tout en lui donnant un poignard que je retirais de ma ceinture. Pas question de le laisser sans rien, pas alors que des sons lugubres nous parvenaient et que l’obscurité nous enveloppait.



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