PÉRIODE DE JEU

1ER AMARIAS AU 1ER JERARIAS 1050

Défi du roi, défi du mois

« Bouffonneries et traits d'esprit, que vos récits en soient sertis. »

1 fois par sujet rp : une situation comique, une blague ou un jeu de mot. Mauvaises plaisanteries perpétrées par ton personnage, quiproquo, contrepèterie... sois inventif !




Permission

avatar
Yanelle Reflet-Opalin
« Modératrice fiche »

Messages : 92
Date d'inscription : 07/03/2018
92 07/03/2018
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 1 Mai - 19:13

LE 24 MIONEVRAS

La scène avait un air de déjà-vu ; Une fille trop menue accoudée au comptoir d'une taverne bruyante, réclamant bientôt une Brune-Miel à un tavernier sceptique, le tout noyé dans un brouhaha de rires gras et de voix tonitruantes. Sauf qu'il n'y avait cette fois pas l'ombre d'une bagarre en vue. Tout du moins, pas une qu'elle provoquerait elle-même.

Leur dernier "tête-à-tête" remontait à un peu plus de deux semaines. Depuis ils s'étaient tout au mieux croisés, apostrophés ici ou là, le plus formellement possible. Pour le reste, ils avaient opté pour des missives ; et la dernière qu'elle avait eu de lui faisait vent de la date de sa prochaine permission. De précieuses heures qu'ils ne voleraient pas à leurs quotidiens respectifs dans l'espoir de grappiller quelques miettes de retrouvailles et d'affection éparses... L'idée était séduisante, quoiqu'elle rendait la jeune femme un peu anxieuse.

Elle s'était tout de même empressée de répondre, lui disant qu'elle l'attendrait là-bas : il saurait où. Cette taverne dans les hauteurs de la ville, dont ils avaient pu si souvent investir les combles, escaladant prestement les murets et les toits extérieurs, une cachette pas si secrète, douillette, où les discussions animées se poursuivaient jusqu'à pas d'heures. Elle avait précisé que serait pour partager la brune-miel promise lors de leur dernière vraie rencontre. Ceci expliquant pourquoi elle l'attendait ici-bas, et non là-haut.

Elle patientait depuis peut-être une trentaine de minutes, mais elle savait son emploi du temps plus malléable que le sien. L'impatience se disputait à l'anxiété et ça pouvait sûrement se lire sur son visage. Le comptoir faisait face à l'entrée, à laquelle elle tournait donc le dos. Elle était vêtue comme à son habitude, avec des vêtements normalement réservés aux hommes. Sa seule coquetterie du soir, si c'en est une, avait été de lâcher ses cheveux, les laissant désordonnés et sauvages, mais habillant un peu son dos.